Gravure originale c1700 Empereur dictateur romain Jules César Claude RANDON 50cm

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oct 52-144
Dimensions / Size : La feuille : 50 cm par 38 cm .
La planche : 32 cm par 18 cm .
Gravure originale vers 1700 sur beau papier vergé .
Des rousseurs et salissures .
Graveur / Artiste : Claude RANDON (1674-1704) .
En transparence :
Envoi rapide et soigné .
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oct 52-144
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Jules César (latin : Caius Iulius Caesar IV à sa naissance, Imperator Iulius Caesar Divus après sa mort), aussi appelé simplement César, est un général, homme politique et écrivain romain, né à Rome le 12 ou le 13 juillet 100 av. J.-C. et mort le 15 mars 44 av. J.-C. (aux ides de mars)6 dans la même ville.
Son parcours unique, au cœur du dernier siècle de la République romaine, bouleversée par les tensions sociales et les guerres civiles, marqua le monde romain et l'histoire universelle : ambitieux, il s'appuya sur le courant réformateur et démagogue qui traversait la cité romaine pour favoriser son ascension politique ; stratège et tacticien, il repoussa à l'aide de ses armées les frontières de la République romaine jusqu'au Rhin et à l'océan Atlantique en conquérant la Gaule, puis utilisa ses légions pour s’emparer du pouvoir au cours de la guerre civile qui l'opposa à Pompée, son ancien allié, puis aux républicains.
Acclamé comme un imperator favorisé des dieux, seul maître à Rome après une suite de victoires foudroyantes sur ses adversaires, il entreprit de réformer l’État et de modifier l'organisation de la classe politique dirigeante afin de satisfaire les revendications de la mouvance des populares dont il se revendique. Pour ce faire, il concentra progressivement — grâce à son contrôle sur le Sénat de Rome — de nombreux pouvoirs exceptionnels, adossés à une politique de culte de la personnalité inédite reposant sur ses ascendances divines et sa fortune personnelle. Adoré du peuple pour qui il faisait montre de largesses frumentaires, économiques et foncières, il se fit nommer dictateur, d'abord pour 10 ans avec des pouvoirs constitutionnels, puis à vie, autorisé à porter la toge et la couronne des triomphateurs en permanence.
Soupçonné de vouloir instaurer par ces mesures une nouvelle monarchie à Rome, il fut assassiné peu après par une conspiration de sénateurs dirigée par Brutus et Cassius. Son héritage fut rapidement l'objet d'une nouvelle guerre civile entre ses partisans et successeurs, son fils adoptif par testament, Octave, triomphant de ses adversaires. Il fut divinisé et son fils adoptif Octave, vainqueur de Marc Antoine, acheva par sa victoire et par l'élimination des derniers républicains la réforme de la République romaine, qui laissa place au principat et à l'Empire romain en tant que régime de gouvernement de la cité. Son nom devint synonyme de pouvoir et devint un des titres de référence pour nombre de pouvoirs personnels en Europe occidentale. Sa personnalité et son parcours firent l'objet de nombreux récits plus ou moins légendaires au fil du temps, dans les cultures du monde entier ; de même, on désigne par le nom de césarisme les attitudes politiques visant à faire reposer un pouvoir personnel fort sur l'approbation populaire et sur le plébiscite.
L'époque de Jules César est connue grâce à de nombreuses sources historiques, qu'elles soient primaires (littéraires, numismatiques, épigraphiques, archéologiques) ou secondaires, parmi lesquelles on reconstitue les écrits ayant servi à leur composition, dans la discipline historique de la Quellenforschung. Le problème est que César a souvent été vu comme un personnage paradoxal en raison de ses actes et de sa personnalité, de sorte que les contemporains adoptèrent un jugement divisé, ambigu, propice aux réhabilitations et aux fréquents changements de points de vue. Quoique cette période de l'Antiquité soit l'une des plus fournies en sources, le portrait est faussé en fonction de l'idéologie et de la vision que l'on a de lui7.
Différentes éditions médiévales et modernes des Commentaires sur la Guerre des Gaules
Commentarii de Bello Gallico, édité à Venise en 1783 par Bettinelli
Les Commentaires de Cesar (1473-1476), f.189 - BL Royal MS 16 G VIII
Commentaires de la guerre gallique (vers 1519-1520) - BNF Fr.13429 f52
C. Iuli Caesaris De Bello Gallico, édité par Ottaviano Scoto à Venise en 1482
Sources primaires
Les sources primaires permettant de connaître la vie de César, ses actions et ses idées sont naturellement en premier lieu les écrits de César lui-même et les trois récits de guerre insérés dans le corpus césarien. À ce premier noyau de source, il faut ajouter d'autres contemporains : l'historien Salluste, bien que ses deux Lettres à César soient probablement apocryphes ; les informations issues du prolifique Cicéron sont fondamentales : contemporain du dictateur, tantôt adversaire politique, tantôt allié de circonstance, il fait de nombreuses mentions de ses relations avec César dans sa correspondance privée. Le fameux orateur romain, très commenté et dont la production littéraire est très diversifiée et bien connue, est une source historique de premier intérêt grâce à ses traités et à sa correspondance, bien que les recueils ne respectent pas la chronologie précise8. Varron, homme politique et grammairien de la fin de la République romaine, est également une source mais fit vraisemblablement peu proLa jeunesse de César
La jeunesse de Jules César s'inscrit dans un contexte de violentes luttes politiques qui opposent à Rome les optimates aux populares. Les premiers maintiennent une ligne conservatrice et aristocratique qui place le sénat romain au cœur de la République. Les seconds veulent satisfaire les revendications sociales et accorder plus de place politique aux Italiens et aux provinciaux, en intégrant à la citoyenneté de nouvelles élites, en redistribuant les terres publiques accumulées dans les mains de quelques grandes familles au cours des conquêtes, et en donnant plus de pouvoir aux membres de l'ordre équestre.
Jules César grandit ainsi au milieu de troubles sanglants (première guerre civile) : combats de rue à Rome en 88 av. J.-C. entre les partisans de Caius Marius, chef des populares, et ceux de Sylla, puis victoire des légions de Sylla sur les marianistes aux portes de Rome en 82 av. J.-C., suivie d'impitoyables chasses à l'homme contre les proscrits du camp adverse. Son précepteur jusqu'à sa prise de la toge virile est Marcus Antonius Gnipho28
Ses relations familiales placent Jules César parmi les populares dans le jeu politique romain. Sa tante Julia fut l’épouse du consul Marius et lui-même épouse en 84 av. J.-C. Cornelia Cinna, la fille de Cinna, successeur de Marius à la tête de la mouvance populaire. Malgré ces alliances familiales, Jules César ne semble pas s'être joint aux marianistes les plus extrémistes lors de la guerre civile qu’ils menèrent contre Sylla, peut-être aussi car il est trop jeune pour entrer dans ces affrontements. Il est possible que César ait suivi les modérés qui se rallièrent à Sylla29.
En 84 av. J.-C. César est choisi (ou est candidat) au sacerdoce de flamen dialis (premier prêtre de Jupiter) à la suite du suicide de Lucius Cornelius Merula durant les proscriptions marianistes. Ce poste honorifique lui aurait interdit toute activité guerrière, donc d'entreprendre le cursus honorum. Sylla exige alors que César divorce de Cornelia Cinna et rompe ainsi ses derniers liens avec les marianistes pour être éligible à ce poste. César refuse et choisit de se cacher, jusqu’à ce que de puissants protecteurs, dont son oncle Lucius Aurelius Cotta, fassent fléchir Sylla et cesser la traque. Sylla lui a entre-temps bloqué sa nomination comme flamen dialis et les interdits qui l'accompagnaient (ainsi que la dot de sa femme et une partie de son héritage). Prudent, César quitte Romee.
Il s'enrôle vers 80 av. J.-C. dans l’armée et rejoint avec le préteur Marcus Minucius Thermus le théâtre d’opérations militaires en Asie, où Lucullus assiège la cité de Mytilène, capitale de Lesbos qui s’était ralliée à Mithridate VI. César reçoit pour mission de demander au roi de Bithynie, Nicomède IV, le renfort de sa flotte. Suétone se fait l'écho d’une rumeur sur la réputation de César, rapportant qu’il aurait eu, au cours de cette ambassade, à deux reprises des relations sexuelles passives avec Nicomède, vice le plus méprisable aux yeux des Romains : il aurait servi d'échanson à la cour du roi et aurait partagé sa couche30. Cette suspicion, qui fut par la suite une lourde et classique plaisanterie entre ses soldats, plutôt qu'une réalité indémontrable, suivit César longtemps, y compris jusqu'à son triomphe final, quand ses troupes autorisées à le railler le brocardent du titre de « reine de Bithynie »31, le qualifiant de mari de toutes les femmes et de femme de tous les maris.
Lors de la prise de Mytilène, César accomplit un acte que les historiens ne précisent pas, mais qui lui vaut en récompense une couronne civique, la plus grande décoration militaire, habituellement décernée pour avoir sauvé au combat la vie d'un concitoyen. César sert encore en Cilicie sous les ordres de Servilius Isauricus, puis est démobilisé.
À la mort de Sylla en 78 av. J.-C., César demeure quelque temps en Asie. Selon Plutarque, lors de son trajet sur la mer Égée en 75 av. J.-C., il est enlevé par des pirates de Cilicie qui le font prisonnier durant 38 jours sur l'île de Farmakonisi et réclament une rançon de vingt talents d'or. César déclare en valoir cinquante, et promet de revenir exécuter les pirates après sa libération, ce qu'il fait effectivement : après avoir lancé quatre galères logeant 500 hommes armés, il les capture dans leur repaire et les fait crucifier32. Puis il perfectionne son éloquence auprès du célèbre rhéteur grec Molon de Rhodes33.
De retour à Rome, il débute sa vie publique en attaquant en justice le proconsul Cnaeus Cornelius Dolabella qui vient d'achever son mandat en Macédoine et l'accuse de concussion. Malgré les discours de César et les nombreux témoins à charge qu'il cite, la cible a trop de poids politique : Dolabella est acquitté, probablement par solidarité de classe avec ses juges, tous issus du Sénatf. César tente une seconde attaque contre Caius Antonius Hybrida, qui faillit réussir. Antonius dut recourir à l'intervention des tribuns de la plèbe pour échapper à une condamnaCette faiblesse de César et son mauvais état de santé semblent également être attestés par Suétone203,204,205,206. Toutefois, Suétone souligne aussi l’endurance de César à la marche ou à la nage lors de ses campagnes207.
D’autres auteurs font état, quant à eux, de malaises survenus tout à la fin de sa vie208,209.
Néanmoins, César n’aurait pas pu commander aussi efficacement ses troupes en Gaule s’il avait été en mauvaise santé. Quelle que soit la maladie l’affectant, il ne semble l’avoir éprouvée que tardivement. Les attestations de son « épilepsie » datent seulement des dernières années de sa vie (à Thapsus et peut-être à Munda). S’il en avait été autrement, Cicéron, qui ne le portait pas dans son cœur, ne se serait sûrement pas privé de l’attaquer sur le sujet, comme il l’a fait à propos d’une prétendue aventure avec le roi Nicomède IV de Bithynie.
De plus, le diagnostic des maladies n’obéissait pas aux mêmes critères qu’aujourd’hui et des symptômes ressemblant à ceux décrits très imprécisément par Plutarque et Suétone peuvent être dus à de nombreuses autres causes (hypoglycémie, malaise vagal, coup sur la tête, tumeur, hypotension orthostatique210, etc.). Certaines de ces affections peuvent également s’accompagner d’une altération du comportement et il semble que cela ait été le cas pendant les derniers mois que César passa à Rome avant d’être assassiné. La lecture de ces documents, qui n’ont pas été rédigés par des contemporains, ne permet pas de trancher de manière définitive.
Il est également fort probable qu’un filtrage des sources de l’époque ait été opéré par Auguste, censurant tout ce qui ne s’inscrivait pas dans le cadre de sa propagande (y compris et surtout les œuvres de César autres que les Commentaires). César est mort entre 56 et 58 ans, ce qui constitue un âge honorable et une longue durée de vie pour l’époque. La vie tumultueuse qu’il a menée aura sûrement laissé des traces, étant donné qu’il ne se ménageait pas.
Selon la tradition, Jules César était gaucher, mais cette affirmation est démentie par Pierre-Michel Bertrand211.
Œuvres inspirées par la vie de César
Moyen Âge
César, roi de carreaux, vestige de la série des Neuf Preux
Jules César fait partie des personnages historiques les plus